ROPA Réception des ovocytes de la partenaire

La loi sur la Procréation Assistée considère égaux les couples formés par deux femmes et les couples hétérosexuels. Si l’une des deux femmes n’a pas de réserve ovarienne (ovules), sa partenaire peut les lui donner pour qu’elle puisse tomber enceinte. C’est-à-dire, l’une fait un don d’ovules à sa partenaire, à condition que cette dernière n’en ait pas. Il s’agit d’un traitement partagé:

  • Une des femmes donne le gamète féminin (ovules), c’est la femme qui se soumettra à la stimulation ovarienne.
  • L’autre femme porte la gestation, suite à une préparation endométriale pour recevoir le/les embryons.

Comme la loi dicte que le don d’ovules doit être anonyme, en Espagne la technique ROPA est permise uniquement dans le cadre de couples de femmes mariées, puisqu’elle est considérée une exception légale.

Technique:

Femme qui apporte le gamète

Première phase: Induction de l’ovulation (hyperstimulation ovarienne contrôlée)

La FIV ne doit pas être pratiquée sur des cycles ovulatoires naturels puisque nous obtiendrions un ovocyte, et la possibilité réelle de grossesse ne serait que très faible. D’innombrables schémas thérapeutiques de stimulation de l’ovulation ont été publiés et bien que dernièrement ils se soient beaucoup homogénéisés, chaque groupe se dirige vers le schéma thérapeutique lui donnant les meilleurs résultats. Ils ont tous pour objectif de parvenir à réaliser une croissance folliculaire adéquate et d’obtenir un nombre de follicules préovulatoires suffisant pour obtenir des ovocytes au stade de métaphase II, prêts à être fécondés.

Aujourd’hui le médicament inducteur de l’ovulation le plus courant est la FSH d’origine recombinante en suivant un schéma «Step-Down».

Pendant cette phase nous procédons également à une hypophysectomie chimique avec des analogues de la GnRH ou des antagonistes purs de la GnRH.

La voie d’administration la plus courante de ces médicaments est l’injection sous-cutanée. La patiente s´autoadministrera le traitement après avoir appris à le faire avec nous. Pendant cette phase, on réalisera environ cinq contrôles cliniques comprenant l’évaluation des taux de 17-ß estradiol dans le sang, ainsi que le suivi échographique de la croissance folliculaire.

Lorsque nous pouvons confirmer que la majorité des follicules ovariens ont atteint une taille comprise entre 19 et 21 mm, la phase d’induction se conclue et on procède alors à l’administration d’HCG par voie sous-cutanée, environ 36 heures avant le recueil d’ovocytes.

Deuxième phase: Le prélèvement ou recueil d’ovocytes

La ponction-aspiration folliculaire se réalise en salle d’opération ou dans une salle habilitée, à travers un système d’aspiration et de lavage des ovocytes et à l’aide d’une sonde échographique vaginale.

Cet acte chirurgical, bien que très bref, se réalise néanmoins sous anesthésie, de préférence locorégionale ou sédation.

Il s’agit d’une hospitalisation ambulatoire et la patiente ne passera pas la nuit à l’hôpital.

Une fois que les liquides folliculaires obtenus passent dans les mains de l’Embryologue du Laboratoire de Procréation, on procédera à l’identification au microscope des ovocytes recueillis, ils seront isolés puis classés selon leur état de maturation. D’autre part, dans cette deuxième phase, le sperme du donneur devra être capacité.

Troisième phase: Laboratoire FIV

Une fois que les ovocytes ont été repérés, ils sont déposés dans des boites de cultures en présence de spermatozoïdes capacités. Ils sont ensuite placés dans un incubateur dans le but d’imiter les conditions de l’appareil génital féminin.

Femme qui portera la grossesse

Selon les circonstances de la patiente, on peut effectuer le transfert sur cycles naturels ou bien sur cycles contrôlés. Avec ces derniers, on obtient en général de meilleurs résultats, grâce à un meilleur contrôle du développement endométrial (paroi utérine où s’implanteront les embryons). Pour cela, on administre une dose unique d’un analogue à la GnRH qui permet de supprimer la fonction hypophysaire (effet réversible) de la femme. On administre ensuite à la receveuse d’embryons, un traitement (estradiol) exclusivement par voie orale. Après s’être assuré par échographie que l’épaisseur de l’endomètre est adéquate, on ajoute de la progestérone au traitement et on programme le transfert d’embryons (acte non chirurgicale et simple).

Transfert Embryonnaire

Il consiste à introduire des embryons, à travers le col utérin et à les déposer à environ 1,5 cm du fond utérin. Pour ce faire, on utilise un cathéter de transfert embryonnaire, fait d’un matériel très souple qui évite d’endommager la cavité utérine.

Le nombre maximal d’embryons à transférer est de 3.

Bien que l’intervention se pratique en zone chirurgicale, tout près du Laboratoire de Reproduction, la patiente n’a besoin d’aucune analgésie dans ce processus.

Elle restera une demi-heure au repos dans la salle d’opération et devra rester allongée pendant 24 heures à son domicile. Le support de la phase lutéale par l’administration de progestérone micronisée par voie vaginale est nécessaire.

14 jours après le transfert, si la menstruation ne survient pas, on procède à un test urinaire de grossesse.

Lorsque l’on obtient plus d’embryons de bonne qualité que ceux que l’on souhaite transférer, ils sont congelés afin de pouvoir effectuer des transferts ultérieurs.

Résultats

La possibilité d’effectuer un transfert embryonnaire, d’au moins un embryon est de 92%.

Le taux de grossesse par cycle est d’environ 39%, il varie en fonction de l’âge de la femme qui apporte le gamète et du nombre d’embryons transférés, pouvant être augmenté si le transfert est différé.

Complications

  • Grossesse multiple dans 14% des grossesses obtenues.
  • Possibles troubles psychologiques dus aux échecs à répétition.
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